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Comment valoriser les apprentissages informels ?

19/12/2016

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FORMATION  aurait pu être élue « mot de l’année » 2016 tant il semble avoir dominé toutes les réflexions sur la lutte contre le chômage de masse et l’adaptation des profils des actifs aux mutations du marché. La question de l’acquisition de compétences est centrale et les outils se multiplient pour la faciliter à grande échelle.

Pourtant, c’est en-dehors des sentiers bien tracés du CPF (Compte Personnel de Formation) que l’OMPL (Observatoire des Métiers des Professions Libérales) et le cabinet de conseil Media.T ont dirigé leur étude*.  

 

Apprentissage informel : de quoi est-il question ?

Une incontestable unanimité entoure l’utilité de la formation professionnelle. Elle est en effet présentée comme le remède au mal du chômage et fortement soutenue par le gouvernement, notamment par la création du Compte Personnel de Formation qui encourage les actifs à suivre des cursus diplômants. Pourtant, selon les études s’étant penché sur le sujet, entre 70 et 80 % des savoirs et compétences individuelles s’acquièrent en-dehors de ces cadres institutionnels. Le professeur Philippe Carré fut parmi les premiers à mettre en lumière ce phénomène et désigne sous le terme d’ « apprenance » les efforts plus ou moins conscients des individus pour s’adapter à leur environnement. En milieu professionnel, cette adaptation continue est portée par les apprentissages informels.

Avec l’évolution constante des normes et des technologies, les entreprises doivent être en mesure de modifier leurs façons de faire, vite. D’où la vigilance accrue sur le sujet de la formation informelle, qui ne bénéficiait jusqu’alors pas d’un fort intérêt de la part des spécialistes. Les entreprises elles-mêmes étaient désarçonnées par ces processus qui ne s’inscrivent pas dans le cadre habituel du plan de formation.

Mais de quoi est-il concrètement question ? Très simplement de toutes les situations dans lesquelles les salariés renforcent leur socle de compétences ou de savoirs en-dehors d’un cursus balisé de formation. Les situations sont multiples (acquisition d’un nouvel outil, réforme d’une législation qui change les modes opératoires, dossier à rendre sur un sujet partiellement dominé…), tout comme les canaux d’acquisition des compétences : lire une revue spécialisée, visiter un portail professionnel, consulter un collègue… Les conditions de travail sont donc déterminantes : climat de travail, possibilités d’échanges, polyvalence, management favorisant la prise d’initiative, ressources matérielles sont des facteurs très favorables.

 

Valoriser : la clef de la mobilité

Mais quel est l’intérêt de ce se pencher aujourd’hui sur ces pratiques qui ont toujours existé en entreprise ? Pour Pierre-Marie Dieu (Président de l’OMPL), les apprentissages informels « participent indubitablement […] à la performance des entreprises » et doivent donc devenir un élément à part entière de la stratégie de développement de ces dernières. D’autant plus que, malgré toute évidence, l’apprentissage informel ne se développe pas particulièrement dans les organisations dépourvues de politique de formation. Au contraire : l’informel ne remplace pas le formel mais s’instaure un continuum, une complémentarité entre les deux. En résumé, plus l’entreprise se montre favorable à la formation officielle, plus ses salariés sont ouverts au développement informel de leurs compétences.

A l’échelle de ces derniers, l’intérêt de favoriser et valoriser ces apprentissages est encore plus évident. « Certaines choses ne s’apprennent pas dans les écoles mais sur le tas », constate Jean Kuperholc, un des rédacteurs de l’étude. C’est pourquoi ils constituent des impératifs dans l’intégration des salariés dans l’entreprise… mais aussi en externe. En effet, une valorisation efficace de ces nouvelles compétences (notamment par le biais d’une validation des acquis de l’expérience, tout à fait adaptée) permettrait de lier les apprentissages informels à une professionnalisation des actifs, et donc améliorer leur mobilité dans et hors de leur entreprise. Pour ce faire, un engagement des branches sera nécessaire à l’avenir.

* étude menée par Jean Kuperholc avec Denis Brochier et Christophe Jeammot

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