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La formation professionnelle : avenir ou mirage ?

09/08/2018

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De plus en plus de salariés se tournent vers la formation professionnelle, qui connaît une expansion remarquable. Mais dans quel but les candidats à la formation se pressent-ils sur les listes d’inscriptions ? Quelles sont leurs motivations ? Trouvent-ils toujours ce qu’ils y sont venus chercher ? Enquête sur une tendance, très tendance !

CIF ou DIF ?

 Un petit rappel s’impose sur le jargon assez obscur de la formation professionnelle !

Le CIF est une abréviation pour Congé Individuel de Formation autrement dit le droit de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix. Pour en bénéficier, le salarié doit remplir certaines conditions et présenter sa demande à l’employeur, selon une procédure déterminée. Le salarié peut bénéficier, également sous certaines conditions, d’une prise en charge de sa rémunération et des frais liés au congé de la part de l’organisme paritaire collecteur agréé au titre du CIF (OPACIF).Tout salarié qui veut recourir au CIF doit s’adresser, pour bénéficier d’une prise en charge financière, à l’organisme auprès duquel l’entreprise verse sa contribution. Le CIF permet à tout travailleur, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l’entreprise. Ce congé permet également de préparer et de passer un examen.

Le DIF, abréviation pour Droit Individuel à la Formation, a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. L’initiative d’utiliser les droits à formation ainsi acquis, appartient au salarié, mais la mise en oeuvre du DIF requiert l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation. La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l’employeur selon des modalités particulières. Le DIF étant un droit reconnu au salarié, celui-ci est libre ou non de l’utiliser. Les actions de formation accessibles au titre du DIF sont les actions de promotion (celles permettant d’acquérir une qualification plus élevée) ou d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances. Les frais de formation, ainsi que l’allocation de formation, sont à la charge de l’employeur.

Dans les deux cas, le salarié doit présenter une demande étayée à son employeur et rechercher par lui-même la formation qui lui conviendrait. Le choix du contenu de la formation ainsi que le choix de l’établissement formateur dépendent donc du salarié. Et c’est là qu’il s’agit de faire « le bon choix » !

Que faire, pourquoi le faire, comment le faire ?

Pour que la formation soit bénéfique et que le salarié en tire de réels avantages, celui-ci doit avant tout se demander quel est le but poursuivi. Lucie, qui a suivi une formation de « Chef de projet web » explique comment elle a fait le choix de la formation pro : « J’étais en poste depuis 7 ans, chargée de gérer le système d’informations et de communication de mon entreprise, lorsque ma direction m’a confié un nouveau projet, celui de gérer la mise en place d’un nouveau site Internet. J’ai demandé une formation professionnelle car cette nouvelle mission nécessitait des compétences que je ne pensais pas posséder. Il s’agissait donc pour moi d’acquérir de nouvelles compétences pour le poste auquel je me destinais.» Dans ce cas, se former c’est pouvoir progresser et faire avancer sa carrière, pour accéder à de nouvelles responsabilités. Pour d’autres, la formation sera l’occasion de se reconvertir, de se lancer vers une autre voie ou de reprendre des études abandonnées depuis longtemps.

L’enjeu est donc de trouver la formation qui sera utile. Et comment définir a priori cette utilité ? Pour que la formation ne rime pas avec perte de temps –et d’argent, le salarié doit préparer avec soin son projet professionnel pour savoir dans quel but il envisage une formation. Cela passe souvent par un bilan de compétences qui permet de définir avec précision les atouts et les faiblesses de l’intéressé.

Choisir son institut de formation

Inconvénient à cette mode de la formation pro : la multiplication des établissements. Comment s’y retrouver pour éviter de grosses dépenses pour une toute petite formation ? Car, si la plupart des formations professionnelles ne sont pas directement financées par les salariés, il arrive cependant que les frais de formation soient payés par les candidats à la formation eux mêmes. Sans garantie d’une quelconque efficacité.

Comme dans tous les secteurs, la renommée, la réputation de certains établissements encourage à la confiance. C’est le cas de grands noms comme ceux du CEGOS, de l’AFPA, des Universités, des Greta… Si vous envisagez une formation financée personnellement, soyez vigilant. Les entreprises le sont, comme l’a été celle de Lucie : « L’institut de formation était la CEGOS que je connaissais de renom et sa notoriété nous a rassuré, ma direction et moi-même. »

Le choix de l’institut est capital mais ne garantit pas la réussite du plan de formation. Le mirage, cela peut être aussi choisir une mauvaise formation, autrement dit une formation qui ne vous correspond pas.

Les détails de la formation

Lucie tire un bilan positif de cette période de formation : « J’ai été très satisfaite de ma formation. Elle était de très bonne qualité : notre professeur, qui était consultant dans le domaine, était très pragmatique. Dans un premier temps, nous avons bénéficié de cours magistraux, puis d’autres beaucoup plus pratiques par la suite. Nous avions des exercices en ligne à réaliser certains jours, à des horaires prédéfinis. Nous pouvions également échanger nos réussites, nos progrès sur un forum spécial qui avait été mis en place pour notre groupe. »

Une formation réussie, c’est celle qui permet aux personnes qui l’ont suivie d’être satisfaites, d’avoir appris, progressé, de s’être ouvert à de nouvelles connaissances. Elle permet également aux personnes de découvrir en eux de nouvelles compétences, jusqu’alors ignorées. C’est le cas de Lucie, qui résume son expérience de la façon suivante : « Je ne sais pas si je me suis sentie plus qualifiée, mais en tous cas, à la sortie de ma formation, j’étais plus sûre de moi, plus sereine pour entreprendre le projet qui devait m’être confié. Ma formation m’a été très salutaire du point de vue de l’acquisition de méthode de travail. Et cette méthode, me sert encore quotidiennement dans la nouvelle entreprise que j’ai rejointe. »

Alors avenir ou mirage

Avenir si :

• Vous avez un projet professionnel défini

• Vous trouvez la formation qui vous convient en matière de type de cours et d’horaires…

• Vous avez choisi un institut moderne dont les professeurs sont au contact de la vie professionnelle et à l’écoute des personnes en formation

• Vous mettez à profit ce que vous avez appris à l’issue de cet épisode de votre vie professionnelle.

 Mirage si :

• Vous vous formez sans projet ou sur un projet à trop long terme, autant dire « potentiellement » réalisable.

• Vous choisissez un intitulé de formation par défaut ou pour la seule raison qu’il vous paraît attirant.

• Vous avez cédé aux sirènes de la publicité et choisi un institut sans en vérifier le sérieux et l’efficacité.

• Vous reprenez votre ancien poste sans rien avoir changé à vos habitudes de travail, comme après une période de congé !

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