Les prochains salons

  • Forum des seniors
    le 05/12/2018Voir
btmenuresp

32 551 formations

Rechercher une formation

fleche bleue grise Connectez-vous

Toutes les dernières infos emploi

Rechercher un article

Dans le titreDans le texteTout

Devenir journaliste sportif ? Mouillez le maillot !

17/07/2018

Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte lecture tranquille

Pour devenir journaliste sportif ? Mouillez le maillot !

Lorsque l’on parle de l’équipe de France de football, on dit souvent qu’il y a 60M de sélectionneurs. Et bien la logique reste la même concernant les journalistes sportifs : combien de jeunes hommes et femmes rêvent d’exercer cette profession ? Beaucoup. Trop, même, vu le peu de débouchés. Pour se faire sa place, il faut jouer des coudes.

Des études ? Rien d’obligatoire mais des parcours conseillés

A l’instar du métier de psychologue, celui de journaliste sportif est un des rares ne nécessitant pas de diplôme spécifique. Le statut de journaliste vous est attribué à partir du moment où vous effectuez des missions correspondant à ce métier, tout simplement. Quant à la reconnaissance « officielle » avec l’obtention de la fameuse carte de presse, elle dépend de votre revenu annuel : plus de la moitié doit provenir d’activités journalistiques. Une sorte de méritocratie et de bon sens puisque c’est le travail sur le terrain qui paie, dans tous les sens du terme.

Seulement, si la théorie semble belle, la pratique casse un peu le mythe. Arguer d’un passage dans une des 14 écoles de journalismes (public ou privée) reconnues par la profession aide grandement à se frayer un chemin dans cette jungle. Les voici : CFJ Paris, CUEJ Strasbourg, EJCM Marseille, EJT Toulouse, ESJ Lille, IFP Paris Assas, IJBA Bordeaux 3, IPJ Paris, EPJ Tours, IUT Lannion, EJDG Grenoble, Celsa Paris 4 et IEP Paris. Accessibles aux niveaux bac, bac+2 et bac+3, elles font leur sélection sur dossier, d’abord, puis sur concours.

Un cursus générique fait parfaitement l’affaire, pour autant, vous pouvez aussi choisir une école proposant un cursus dédié au sport : ESJ Paris, ESJ Lille, IICP Paris, IEJ Paris. Sans oublier Sportcom, qui s’adresse aux sportifs de haut niveau, titulaires au minimum du bac, et se déroule à temps partiel durant 3 ans.

Passion et patience !

On ne peut plus précaire, le métier de journaliste sportif en décourage plus d’un. Et à juste titre ! Effectuer un stage reste le meilleur moyen de mettre un pied dans le média recherché (d’où l’importance d’études liées…) et de montrer ce que vous savez faire pour ensuite obtenir… des piges. Pour faire simple, vous êtes payés à l’article (30/35€ pour un débutant, dans les faits). Et vous n’avez aucune assurance de voir vos sujets publiés et d’être rémunérés chaque semaine ou mois puisque le choix revient au directeur de rédaction.  C’est lui qui choisit ce qui doit figurer dans le média, que ce soit dans la presse, sur internet, à la radio ou à la télévision. Vous proposez, il dispose : c’est le jeu !

Logiquement, et heureusement, vous pouvez « piger » dans de nombreux médias, autant que vous le voulez. Proposez vos idées de sujet, voire des sujets déjà réalisés, et gérez votre charge de travail comme bon vous semble. Lorsqu’un média vous intègre dans son pôle de pigiste, c’est un premier pas. Ensuite il faut s’accrocher pour atteindre… un CDD. Et là, vous continuez vos efforts pour espérer obtenir un jour le graal, un CDI. Chose de plus en plus difficile, car si le taux de CDI dans le secteur atteint les 75%, il diminue constamment depuis 2008. Et à vrai dire pas forcément recherché par tous les journalistes dans la mesure où cela va à l’encontre de l’esprit de liberté souvent revendiqué avec fierté.

Le CDI rassure, c’est une question de personnalité. Ou de rapport de force, puisqu’il est toujours plus facile de jouer l’indépendant lorsque l’on a « un nom », que l’on est certain de voir ses sujets publiés. Quoi qu’il en soit, il faut être passionné pour se battre au quotidien, faire sa place dans l’effectif, dans la rotation, avant de devenir un titulaire indiscutable ! Pour se faire remarquer, de plus en plus de gens éditent leur propre blog ou site, un moyen gratuit et efficace de montrer ses talents.

La différence ? Le réseau

Vous en avez déjà entendu parler, et pas seulement dans le monde du journalisme sportif. « T’as un réseau ? », « Tu penses au réseautage ? », « Je vais réseauter ce soir »… Un impératif professionnel qui a donné un néologisme rentré dans le langage commun. Et son importance est réelle, capitale même. Pourquoi et comment certains blogueurs finissent par intégrer un grand média ? Car leur blog, ou site, était suivi par une communauté. Laquelle correspond à une cible, un public. Recruter le journaliste ramène donc une audience au média, qui va suivre le (bon) travail de la nouvelle recrue. On parle ici du « réseau digital » créé sur Twitter ou Facebook, par exemple.

Lequel complète le « réseau réel », construit tout au long de votre parcours. Vos professeurs à l’école, vos anciens camarades de classe, vos collègues et anciens collègues… Ce sont eux qui font aussi votre carrière, pas seulement votre travail. Etre apprécié, recommandé, voir son nom ou CV mis en avant ou au-dessus de la pile revêt un rôle déterminant. Alors oui, il faut fournir un travail irréprochable et montrer une motivation à toute épreuve. Mais pas que ! La personnalité joue également. Vos rapports plus ou moins amicaux avec tous, bâtis et entretenus au bureau, puis au dehors lors de soirée, d’urban foot ou autre rendez-vous plaisir. C’est un job à plein temps ! Vous ne coupez jamais vraiment, jamais complètement. Comme un sportif de haut niveau.

 
 

Quelques chiffres sur le journaliste sportif

  • Le niveau d’études nécessaire : bac+3 à bac+5
  • Le salaire moyen : de 1 480€ à 1 999€
  • Sur les 37 012 journalistes encartés en 2012, environ 10% (3 734) détenaient la carte presse sport
  • 91% d’hommes, contre 55% dans la profession de journaliste en général
  • Les premières demandes de carte de presse, boostées par les étudiants sortant d’écoles, augmentent chaque année : 1 855 en 2010, 1 936 en 2011, 1 993 en 2012
  • Le nombre d’emplois précaires (hors CDI) est passé de 7 500 en 2000 à 9 600 en 2011. Pour les moins de 26 ans, sur la même période, ce taux a grimpé de 35 à 63%

Les derniers articles

  • Le coût du présentéisme
  • Optez pour une candidature Spontanée
  • Optez pour un emploi que l’on ne peut délocaliser
  • La formation professionnelle : avenir ou mirage ?
  • Femmes actives et précarité, où en est-on ?


  • Rechercher une formation

    32 551 formations